27 novembre 2012

Ma pratique personnelle du 5eme Entraînement à la pleine conscience (2)


"En non alternatif, reste le loyer, l'électricité, le gaz, le téléphone, la voiture, les pensions pour les enfants ... part encore trop importante qu'il me faut réduire... " avais-je écrit pour terminer la première partie de ma réflexion (méditation?) en septembre 2010, dans laquelle je décrivais de manière pratique et concrète comment je voyais ma pratique de ce 5eme entraînement.

Mais c'était plutôt une vision militante, et non vraiment pratiquante. 



J'avais certes vu, toutes les souffrances que pouvaient impliquer chacun de mes actes de consommation, et surtout qu'il nous fallait aller très loin dans le discernement, pour ne pas se laisser abuser par les apparences, mais pas qu'il me fallait aussi regarder en moi...

"m’entraîner à observer profondément ma consommation des 4 sortes de nourritures",

"regarder profondément comment je nourris mon corps et mon esprit " (5eme des 14 entraînements) ... 
 ou m'observer profondément, scientifiquement, afin de mieux me comprendre (retraite des scientifiques) .... j'ai commencé à réaliser ce que cela voulait dire un peu après ma retraite Vipassana et surtout avec les ateliers sur les 14 entraînements de notre Sangha Toulousaine .


En ce qui concerne cette première sorte de nourriture (la comestible), mais aussi celle couvrant en gros tous les besoins essentiels de la vie, (boire manger, avoir un logement, la santé...),  ma volition, (désir le plus fort, le plus profond... j'ai découvert ce mot, lors d'une journée de Pleine Conscience...) ma volition est donc, comme je l'ai déjà écrit dans l'article précédent,  de réduire cette part encore trop importante, de ce qu'on appelle "les dépenses contraintes" 
et là, cela est devenu même, pour moi une vraie cause de souffrance ! Je fais chaque mois (en plus que de vouloir suivre et équilibrer mon budget) des statistiques de pourcentage entre consommation éthique et non éthique et me désole de voir la part non éthique demeurer si importante et même augmenter, hausse des loyers, charges... etc à un rythme supérieur à celui de nos salaires, oblige. 

 -Et quand je dois aller dans une grande surface, je me sens tellement mal que j'en deviens désagréable avec mon entourage!!! 
-Ou quand, rentrant à la maison, j’entends Lise ma compagne, écouter sur une radio commerciale, des chansons commerciales, de plus entrecoupées de publicités... 

 je n'ai plus du tout la parole juste et aimante...  et c'est ce qui est arrivé une autre fois quand pour un repas de noël , pour faire plaisir à ses filles,  Lise a servi des huîtres... Bonjour ma colère ! 

Mais pourquoi cette colère ?
 
Ma volition

 
 (2 photos ou images pour illustrer ce que je suis )

Ces colères, ce sont toujours à cause de cette  aversion pour ce système capitaliste mortifère... avec laquelle je ne sais pas lâcher prise...  c'était déjà l'objet de mon question-réponse avec Thay, et j'ai l'impression que depuis plus de 2 ans je n'ai pas avancé...  

Pourquoi donc cette aversion? je ne sais toujours pas... il me faut approfondir cet aspect de mon être intérieur le plus profond...

Pour les impressions sensorielles , que je viens d'évoquer avec la radio... ce que j'entends, vois et ressens... c'est donc encore plus difficile...

Avec cet autre constat... j'ai bien arrêté de regarder la télévision, ne vais plus au cinéma voir les films commerciaux, et ne lis plus que des livres sur le bouddhisme...ou militants , mais je ne sais pas me passer d'internet.
Pourquoi vais je sur internet, me suis je posé la question (comme proposé lors de la dernière retraite d'hiver chez soi ?)  La réponse est évidente... Pour y militer, encore et encore...Toujours cette même volition. J'y cherche les infos qui d'une part me montreront que  "nous" avons avancé... (les bonnes nouvelles) et d'autres part celles qui vont dans le "mauvais sens" mais qui sont assez fortes,  pour pour frapper les esprits,  ce que j'appelle éveiller les consciences.


Toujours ma Volition... que j'observe... qui est partout où je le peux, vouloir cesser de nourrir ce système mortifère appelé capitalisme, afin qu'il disparaisse....ou se transforme... mais le capitalisme peut il se transformer ... en mieux, bien entendu ? Pour moi c'est non, en me référant à  Karl Marx... "le Capital" un livre au programme comme étudiant de science économiques... et qui m'a marqué...

Ma volition... c'est donc cesser de nourrir ce système mortifère appelé capitalisme pour lequel j'ai une profonde aversion...

 et plus profondément (car je dois approfondir cette volition, en enlever une à une les pelures d'oignon...) que tout le monde cesse de souffrir, à cause de ce système pour que moi je puisse être heureux....


Car je n'arrive pas à être heureux, malgré les enseignements de Thay sur les merveilles de la vie, parce que je vois que tout est souffrance autour de moi, il suffit de regarder le monde qui nous entoure de près ou de loin... il me faut approfondir pourquoi ...

J'aime beaucoup dire en début de mes méditations ces vœux de prise de refuge
 "En le Bouddha le Dharma et la Sangha, jusqu'à l'éveil je prends refuge, puisse-je moi même devenir un Bouddha afin d'être bénéfique à tous les êtres"
et les 4 pensées illimitées
-Puissent tous les êtres et moi même, connaître le Bonheur et les causes du Bonheur
-Puissent tous les êtres et moi même, se libérer de la souffrance et des causes de la souffrance
-Puissent tous les êtres, et moi même, s'établir dans la joie , exempte de toutes afflictions mentales
-Puissent tous les êtres et moi même, demeurer dans l'équanimité, sans attachement pour les amis ni haine pour les ennemis.
ces 4 pensées illimitées qui traduisent si bien ma volition.

Enfin, 4eme nourriture, la conscience (collective); celle qui prédomine actuellement basée sur l'individualisme, le paraître, la consommation.... et que je rejette, et celle,  la nouvelle conscience initiée par tous ces grands êtres, du Bouddha à Jésus , Gandhi, Martin Luther King... et bien d'autres connus et inconnus et qui peu à peu émerge, mais trop lentement...
de plus en plus de monde font cette prise de conscience... mais encore trop peu pour que ce changement devienne réalité
Et j'aimerais que ça aille plus vite ...et veux pousser de toutes mes forces pour ça aille plus vite... quitte à choquer et à ne plus être dans la parole juste...  encore ma volition !  Qui inter-est avec les 3 autres sortes de nourritures.

oui c'est cette volition, ce désir le profond qui me motive et qu’il me faut absolument comprendre, je réalise que ce désir, n'est pas récent, que je l'avais étant "ado" (j'avais évoqué Mai 1968 et Woodstock lors du dernier atelier sur les 14 entraînements),et pour cela le principal travail que j'ai à faire sur moi, c'est d'abord de  comprendre mon enfant intérieur , afin de l'aimer...

ce que j'ai commencer à faire : voir ces articles



14 novembre 2012

Connaître et comprendre l'enfant blessé en moi

 Nouvelle série d'articles, de réflexions ou de méditations , que j'ai commencée il y a plus d'un an, et dont voici le premier ...  sur le thème, "Mieux me comprendre moi même, pour mieux m'aimer afin de mieux aimer les autres..." que j'ai eu envie de partager avec vous.

Et tout d'abord
 Comprendre l'enfant blessé en moi
C'est 

une expression qu' a souvent citée Thay au cours de la retraite d'hiver 2010-2011, un des thèmes de pratique d'une des semaines de cette retraite d'hiver, et ce que j'ai touché du doigt avec Francine , une sœur laïque du Village des Pruniers, pendant notre séjour au Hameau nouveau lors de la fête du Têt 2011 ... au cours de trois entretiens que j'ai eu avec elle. Merci Francine, hommage à toi !


(Francine recevant la lampe de Sagesse)



Voici tout d'abord le début du message de Thay retransmis  sur le blog de la maison de l'inspir
9ème Message
 
Chère Famille,

Dans son enseignement du 13 janvier (2011) Thầy nous a offert une très belle définition du lâcher-prise :

« Le lâcher-prise signifie abandonner le fardeau, nous posons le fardeau et marchons dans la liberté »

Continuons notre pèlerinage et pas à pas avec patience et confiance, découvrons quel est notre fardeau en ce moment et posons-le !

 Une porte qui nous est proposée cette semaine pour continuer notre voyage est celle de renouer le lien avec notre enfant intérieur.

En nous tous se trouve un enfant. Cet enfant a-t-il encore la capacité de s’émerveiller ? En nous peut-être se trouve cette part de l’enfant qui n’a pas grandi et qui est bouleversé par le monde. Cet enfant a acquis une manière de sentir le monde. Peut-être a-t-il cultivé une saine image de lui-même ou bien au contraire a-t-il cultivé un sentiment de mésestime personnelle amenant un sentiment d’insécurité. Certains d’entre nous ont grandi en se sentant aimés, désirés et appréciés ou bien en se sentant blessés, violentés, abandonnés, non reconnus dans nos désirs.

La suite ici (9eme message) 

et la méditation de l'enfant intérieur ici  Pratique_de_l-enfant_intérieur_semaine_10.doc
Cliquer sur le lien  pour télécharger la méditation de la pratique de l'enfant intérieur:

Cet enfant intérieur,  cet enfant blessé, Francine me l'a fait toucher du doigt quand je suis allé la voir pour un entretien, car je sentais que depuis ce questions réponses avec Thay lors de la retraite francophone , je n'avais pas progressé , ressentais toujours autant d'aversion et réalisant même que j'avais des "blocages". Pour mémoire Thay m'avait conseillé alors de chercher à me comprendre moi même, de comprendre mes propres souffrances.

En Sangha lors de l'étude et des partages sur "le Cœur des Enseignements du Bouddha" nous avions évoqué déjà cet enfant qu'il fallait redevenir pour nous émerveiller... Cela ne m'avait pas parlé , je n'avais pas envie de redevenir ce petit enfant...

Parce que ce petit enfant que j'étais avait souffert ... Non parce-que j' ai été un enfant "martyrisé", mais j'ai gardé de mauvais souvenirs notamment à l'école, pas accepté par les autres enfants, impitoyables à l'égard de ceux qui n'étaient pas comme eux, (de race), il n'y avait alors pas ce mélange des races, ce brassage des populations...

Par contre, un peu plus tard, lors de la retraite francophone d'avril 2010 , au cours d'un partage, les frères ont évoqué cette fois ci "l'enfant blessé " et cela m'a parlé ( Il nous fallait laisser parler l'enfant blessé qui était en nous... voir la 6eme journée de la retraite francophone)

Et c'est Francine qui m'a fait toucher du doigt que j'avais vraiment été un enfant blessé et surtout comment cela c'était passé.

Blessé à l'école, mais aussi par l'attitude de ses parents  car il a été un enfant incompris, et qu'on a pas laissé parler... exprimer ses souffrances de l'époque.
Mon père...trop dur avec moi (beaucoup plus qu'avec ma sœur plus jeune , il avait alors l'intention de revenir au Vietnam une fois la Paix revenue ... et ne voulait pas que je sois "corrompu par la société occidentale" ) et pas du tout pédagogue... Ah ces exercices de yoga qu'il m'a imposés à la piscine...! jusqu'à me dégouter, et du yoga et du Vietnamien, et de l'Anglais *. (Pour les 2 derniers, je suis encore "bloqué")

Ma mère, qui laissait faire... mais qui "par derrière" , avait sans doute une grande influence sur lui...  mais qui surtout, n’ arrêtait pas   de vouloir m'inculquer la notion d'obligation... obligation sociale qui devait diriger chacun de mes actes...  "il faut avoir un bon métier pour"... "il faut réussir à l'école, pour..."
(pour être quelqu'un... )

A tel point que j'en ai fait un rejet total.... ce rejet de toute obligation, cela fait partie de ma volition ... (désir le plus profond, de mon être intérieur)
obligation vis à vis de la société, 
obligation vis à vis de la famille...

Et ... une crise d'adolescence de rejet contre eux qui a démarré à 13 -14 ans au moment de mai 68 et de Woodstock, (restés mes modèles de pensée...toujours ma volition )  pour durer jusqu’à presque mes 50 ans,et qui n'est peut être pas finie... d’où peut être les relations difficiles avec ma mère en ce moment... 


Je ne veux toujours pas entendre parler d'obligation, ou de convenances, ou de règles sociales et familiales ... et je suis resté le révolté que vous connaissez !

Et aussi, je le réalise depuis peu,  très peu, de témoignage d'affection, câlins, tendresse de leur part ... (même s'ils  avaient sûrement de l'amour pour moi )

à suivre ....

 * Pour l'Anglais, avant la rentrée en 6eme il m'avait fait étudié pendant les vacances la moitié du livre... (oui j'ai eu grâce à lui le 1er prix en Anglais en 6eme... mais après, ce fut la réaction ..et la chute)

12 novembre 2012

APPEL à LA RéVOLUTION DES SILENCIEUX

Si la grève générale européenne ne leur suffisait pas 
(ce que je crains) 
Nous avions découvert ce magnifique appel en 2003 ou 2004 et il nous avait bien marqué 
Depuis il reste pour nous une référence 



L ' APPEL à la RÉVOLUTION des SILENCIEUX

http://nessy.canalblog.com/archives/2008/05/16/9205809.html



APPEL à LA RéVOLUTION DES SILENCIEUX      
(texte anonyme)
Parce qu'une croissance matérielle infinie sur une planète aux ressources limitées est illusoire,
Parce que les vraies richesses ne sont pas dans la spéculation monétaire et boursière,
Parce qu'une agriculture productiviste et génétique conduit inexorablement à l'impasse tandis que la nature, si nous la respectons, dispose de toutes les ressources pour nourrir sainement et durablement l'humanité,
Parce que le modèle dominant de la mondialisation génère exclusion, séparatisme et pollution, tandis que des échanges planétaires plus limités et plus respectueux de la vie engendreront équité et fraternité,
Parce que l'état de notre planète nous accule au changement pour ne pas disparaître..
Pour toutes ces raisons, nous poursuivons notre appel à une insurrection pacifique des consciences, c'est-à-dire à la non-soumission au modèle qui nous est imposé par notre société de sur-consommation.
Le pouvoir est entre nos mains. Notre responsabilité citoyenne ne peut se limiter à mettre un bulletin dans une urne. C'est avant tout en nous changeant nous-même que nous pourrons changer la société.

Texte de l'Appel
Nous paraissons bien petits face à la puissance gigantesque des multinationales, face aux pouvoirs politiques, économiques et financiers qui dirigent ce monde, face à tous ceux qui font et défont les choses à leur propre profit.
Et pourtant, et pourtant...
Nous, petits consommateurs, qui sommes si insignifiants, possédons un pouvoir extraordinaire :
  • celui d'acheter ou non tel ou tel produit,
  • celui de nourrir de notre argent ou non, telle ou telle entreprise,
  • celui de cautionner ou non, tel ou tel organisme.
Nous avons la possibilité de choisir à qui nous donnons notre argent... et de là, à qui nous donnons du pouvoir économique et financier... que nous pérénisons.
Ensemble, sans plus attendre, chacun dans notre coin, sans tambour ni trompette, sans fourche ni canon, faisons la Révolution des Silencieux.
  • Si nous voulons une terre saine et dépolluée, donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète et voient les choses à long terme, dans une dynamique de développement durable, à ceux dont on sait ce qu'ils font et comment ils le font.
  • Si nous ne voulons plus de drogues, de mafias et d'argent sale, donnons notre argent-pouvoir aux gens, aux associations, aux entreprises, aux banques et aux institutions financières qui fonctionnent avec des choix éthiques, dans la transparence et le respect reconnus.
  • Si nous ne voulons plus de guerres, cessons d'engraisser de notre argent les gens et les entreprises qui, directement ou indirectement, travaillent pour l'industrie des armes.
  • Chaque euro qui sort du système des pouvoirs sans lendemain, afin de nourrir les entreprises, les paysans ou les artisants qui respectent les êtres humains et la nature, est important.
Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant, finissent par faire les ruisseaux et les fleuves, puis les océans, faisons la Révolution des Silencieux !
Devenons des consommateurs conscients et attentifs, informés et informateurs, et surtout prêts à remettre en question notre façon de consommer, notre mode de vie ainsi que nos attitudes et comportements pour cette cause noble et juste !
La croissance économique, laquelle se poursuit d'ailleurs au détriment des populations aux revenus les plus modestes, est le piège par lequel nous devenons dépendants des systèmes de pouvoirs pour qui seul compte le profit à court terme... sans autre considération !
Servons-nous de l'expérience de ceux qui paient en milliers de morts les conséquences de cascades d'actions, à tous les niveaux, où les seules visions sont les profits uniquement personnels ! N'attendons pas que cela nous arrive ! N'attendons pas d'être des millions à mourir des diverses pollutions et aveuglements ou laxismes pour devenir conscients,

 
agissons !
Copiez (et traduisez) cet appel à volonté puis distribuez ou envoyez-le à 1, 10, 20, 100, 1000 personnes : passons-nous le mot afin d'être ainsi dégagés et unis comme un seul homme ! Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de responsabilité et d'engagement individuels.
N'attendons personne pour agir ! Mobilisons-nous individuellement pour tous !