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Depuis mon départ à la retraite

  il y a 2 mois Qu'ai je fait de mes journées? Rien ou presque rien , à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me...

31 mars 2009

Pour Marie Madeleine, soeur ainée de Lise

atteinte depuis l'age de 45 ans d'une maladie de Parkinson et qui est au bout du chemin,

merci à toutes celles et tous ceux, ami(e)s de Tous les Dharmas ou de facebook


http://tous-les-dharmas.forumactif.net/sur-le-chemin-d-echanges-de-floraison-f13/a-ma-soeur-cherie-t89.htm
qui ont participé ce soir chacun selon ses propres pratiques à cette méditation de groupe destinée à apaiser l'esprit de celle qui s'en va sur l'autre rive et de celles et ceux qui restent

OM MANI PADME HUM


SUR LA PRATIQUE DU bOUDDHA DE LA MEDECINE

LE MANTRA DU BOUDDHA DE LA MEDECINE SUR UNE MUSIQUE APAISANTE

Pratiques du Bouddha de la Médecine


d'après un recueil du centre Vajra Yogini de Lavaur


1/Méditation

Visualisez-vous
sous votre forme habituelle, avec le cœur au
milieu
de la poitrine et en position inversée, c'est-à-dire pointe
dirigée
vers le haut, à l'intérieur de votre cœur se trouve un lotus
blanc
à huit pétales. En son centre, un disque lunaire sur lequel
est
assis le Bouddha de Guérison dans son aspect de
transformation
suprême. Son corps sacré est clair et de la nature
d'une
lumière bleu foncé ; dans sa main droite, il tient une plante
aroura ;
dans sa main gauche, un bol à aumône.
Devant
le Bouddha de Guérison se trouve une déesse de
médecine
blanche, La Sagesse Accomplie ; à sa droite se trouve
la
déesse de médecine jaune, Richesse Simultanée ; derrière lui
se
trouve la déesse rouge de la forêt, Gorge de Paon ; à sa gauche se
trouve la déesse verte des arbres, La Radieuse. Chaque déesse,
de
la nature de la lumière radiante de la félicité, a un visage et
deux bras, tient dans sa main droite une plante aroura, et dans sa gauche,
un vase décoré d'ornements variés. Les quatre déesses
sont
assises, jambes croisées, sans être complètement dans la
position
du vajra, mais dans une attitude exprimant du respect
pour
le Bouddha de Guérison.


Faites ensuite cette requête :

« Ô Destructeur, Accompli dans Toutes les Qualités et Allé Au-Delà,
et vous quatre, déesses de médecine, veuillez apaiser les
maladies
qui m'affligent maintenant et m'aider à éviter toute
maladie
dans le futur. »


De chacune des cinq divinités à votre cœur émanent des lumières de la
couleur leur correspondant.

Votre cœur et votre corps s'emplissent d'une lumière de félicité qui purifie entièrement de toutes maladies, de la malfaisance des

esprits, et de toutes actions négatives et de leurs empreintes. Des rayons
de lumière à cinq couleurs irradient de tous les pores de
votre
corps, tandis que du nectar coule du bol à aumône du
Bouddha
de Guérison et des vases tenus par les quatre déesses,
remplissant
complètement votre cœur et votre corps.
Générez
la forte certitude que vous avez vaincu définitivement
toutes
les maladies et que vous ne serez plus jamais malade.
Tandis
que vous vous concentrez en un point sur cette
visualisation,
récitez le mantra court ou le mantra long du
Bouddha
de Guérison, sept, vingt-et-une, cent huit fois, ou plus.


Le court mantra du Bouddha de Guérison

Tayatha
/ Om Békadzé Békadzé / Maha Békadzé Békadzé

Radza / Samoutgaté Soha

Le long mantra du Bouddha de Guérison

Om Namo Bhagawaté Békadzé / Gourou Bèndourya Prabha
Radzaya / Tathagataya / Arhaté Samyaksam Bouddhaya / Tayatha / Om Békadzé
Békadzé / Maha Békadzé Békadzé
Radza / Samoungaté Soha



2/ La Parole Vajra du Mahasiddha Tang Tong Gyalpo
La Prière Libérant les Sakyas de la Maladie

Traduit et présenté par Bikshou Thoubten Tsultrim (Georges
Churinoff)



Motivation
Tous les
êtres, dont le nombre est aussi vaste que l'espace,


prennent refuge dans le précieux Maître Bouddha. Nous prenons
refuge
dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha.


Nous
prenons refuge dans l'assemblée des Maîtres, des déités de

méditation,
et des dakinis. Nous prenons refuge dans la clarté

vide de
notre propre esprit, le dharmakaya.


(Récitez
ces lignes autant de fois que possible)



OM MANI PEME HOUNG


(Récitez
ce montra une centaine de fois, ou autant de fois que
possible)



Ensuite
:

Puissent
toutes les maladies qui affligent l'esprit des êtres et qui
résultent du karma et des conditions temporaires, telles que les
esprits malfaisants, les maladies et les éléments, ne plus survenir
dans les royaumes du monde.


Puissent
toutes les souffrances provenant des maladies menaçant la vie, qui
tout comme un boucher menant un être à l'abattoir,séparent le
corps de l'esprit en un seul instant, ne plus survenir dans les
royaumes du monde.


Puissent
tous les êtres incarnés ne plus être touchés par l
es
maladies
aiguës, chroniques et infectieuses dont le son même des
noms
suffit à terrifier les êtres comme s'ils avaient été placés dans
la
bouche
de Yama, le Seigneur de la Mort.


Puissent
tous les êtres incarnés ne plus être touchés par les quatre
vingt
mille types d'obstacles nuisibles, par les trois cent soixante
ssprits démoniaques nuisant
spontanément, par les quatre cent vingt
quatre
maladies, etc.


Puissent
toutes les souffrances provenant du dérèglement des 4
éléments,
privant le corps et l'esprit de tout plaisir, être totalement
pacifiées, et puissent le corps et
l'esprit posséder rayonnement et
force,
bénéficier d'une longue vie, d'une bonne santé et de bien-être.
Par la compassion des Maîtres et des
Trois Joyaux, le pouvoir des
dakinis,
les gardiens et protecteurs du Dharma, et par là force
infaillible
du karma et de ses résultats, puissent toutes ces dédicaces
et
prières être exaucées dès qu'elles sont formulées.

Le mantra du Boudhha de la medecine sur une musique apaisante


Mantra du Bouddha de la médecine...en musique

très belle musique ... apaisante , pour toutes celles et tous ceux qui souffrent des maladies du corps et de l'esprit ...

30 mars 2009

Artisans du Monde, l’assoc où je suis bénévole

Cela fait un an et demi que mon chemin m'a mené à être bénévole à Artisans du Monde, j'ai pris un temps partiel pour cela, premier pas vers la décroissance, et je tiens tous les vendredis après midi la boutique de Montauban dans le Tarn et Garonne (82), ( qui est aussi sur myspace, parmi mes amis):

Nous sommes un peu plus d'une dizaine sur Montauban à vouloir défendre et promouvoir les idées d'un commerce plus juste qui fasse vivre decement les paysans et artisans du sud comme ceux du nord.


voir le site et le blog:


http://www.myspace.com/artisansdumonde_montauban


et pour celles et ceux de Montauban et de sa région au lieu de pousser votre caddy dans ces temples de la consommation et du gaspillage, les grandes surfaces bien trop nombreuses... venez nous rendre visite ! (Rue d'Auriol à 2 pas de la Place Nationale, en plein coeur du centre historique de notre bonne ville...)

Agir sur soi afin d'agir sur le monde
Consommer autrement...
être consomm-acteur et non plus (con)sommateur
amicalement Toutes et Tous

ARTISANS DU MONDE 1er réseau de commerce équitable en France

Avec plus de 170 points de vente en France, Artisans du Monde est animé par plus de 5000 bénévoles et 85 salariés qui s'engagent pour un commerce équitable.

Vendre, informer, sensibiliser et faire pression... découvrez tous nos moyens d'action mis en œuvre depuis plus de 30 ans.
voir le site:
http://www.artisansdumonde.org/

29 mars 2009

Bouddha et Jesus sont des frères

Ce livre de Thay nous le vivons chaque fois que nous allons nous ressourcer au centre Vajra-Yogini de Lavaur dans le Tarn , et pénètrons dans cette merveilleuse chapelle dédiée à la Vierge Marie



la plus belle impression que l'on en retire est celle de ces 2 saints hommes inclinés l'un vers l'autre

Pour maître Thich Nhat Hanh, la fraternité de Jésus et de Bouddha est une évidence lumineuse. Il en fait l’expérience quotidienne avec le regard et la lucidité de la pleine conscience : " Nous pouvons dire que lorsqu’un bouddhiste rencontre un chrétien, le Bouddha rencontre Jésus. De plus, Bouddha et Jésus doivent se rencontrer à chaque instant en nous. Dans notre pratique quotidienne, nous avons besoin de toucher l’esprit du Bouddha et l’esprit de Jésus pour qu’ils se manifestent. Nous avons besoin de leurs énergies pour pouvoir embrasser notre peur, notre désespoir et notre anxiété.

lire ici

28 mars 2009

Le sutra du coeur

sur une merveilleuse musique par sa pureté et la sérenité qu'elle dégage ....

TA DYA THA [OM] GATE GATE PARAGATE PARASAMGATE BODHI SVAHA



27 mars 2009

Pratique du Lodjong (entrainement de l'esprit)

enseignement donné à Montauban par Lama Namdak du centre de Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne

Quels sont les sept points ?

LES PRELIMINAIRES
Cela signifie réfléchir sur les quatre pensées qui tournent l'esprit vers l'éveil. Il n'est pas nécessaire de développer ce point puisque vous êtes probablement déjà familiarisés avec ces pensées.

ENTRAINEMENT AUX DEUX BODHICITTAS
Les deux bodhicittas sont l'une ultime et l'autre relative, elles représentent l'union de la sagesse et
des moyens habiles.

BODHICITTA ULTIME
Pour la développer, on doit méditer. La méditation elle-même comporte trois phases : l'introduction, le corps de la pratique et la post-méditation.

L'INTRODUCTION
Songez d'abord que vous êtes vraiment en présence de votre lama ou de votre divinité de
méditation. Si vous êtes dans un temple, il y aura des statues de Bouddha sur
l'autel en face de vous. Pensez que tous les bouddhas et bodhisattvas
apparaissent en face de vous et offrez-leur une prière à sept branches. Ensuite
redressez le corps et installez-vous dans la posture en sept points. Laissez
votre esprit se poser sur le mouvement de la respiration, pendant vingt et une
respirations complètes, pour le calmer et le stabiliser.

LE CORPS DE LA PRATIQUE
Pensez que tous les évènements de la manifestation et les mouvements
de l'esprit sont illusoires ou de la nature du rêve, irréels et erronés. Par
exemple, quand nous sommes endormis, notre rêve nous semble vrai, mais il est
complètement irréel : s'il était réel, alors il aurait réellement lieu. De la
même façon, notre monde et la grande diversité d'êtres qui le peuple procèdent
dans tous leurs aspects de la manifestation illusoire de l'esprit. Tant que
l'illusion est présente, elle est " réelle ", mais en essence, elle est
irréelle, tout comme le rêve. Considérez ainsi tous les phénomènes comme étant
sans signification, semblables au rêve, et pendant un moment, laissez votre
esprit reposer sur cette perspective.

Il peut arriver que vous vous demandiez
; " L'esprit lui-même est-il réel ou ne l'est - il pas ? ". C'est votre propre
expérience qui vous conduira à le reconnaître. Il faut que vous méditiez sur
l'esprit et que vous vous posiez la question : quelle est sa couleur ? Quelle
est sa forme ? D'où vient-il ? Quel est son but ? Est-il intérieur ou extérieur
au corps ? Que se passe-t-il quand il expérimente la chaleur ou le froid ? Etc.
Réfléchissez en ce sens. Il se peut que vous en arriviez à la conclusion que
l'esprit défie toute détermination : ceci est l'essence de l'esprit, et on doit
méditer sur ce point.
Dès qu'une pensée s'élève, regardez-la directement et
posez-vous la question : quelle est sa véritable nature ? Demeurez dans la
compréhension "qu'elle n'est rien". Il est dit que toutes les pensées demeurent
dans l'alaya. L'alaya est l'esprit non-conscient, le penseur est le mental
confus, celui qui court après les sons, les formes, les odeurs, les goûts et les
sensations. l'esprit devient visible quand on demeure dans un état où on ne
court plus après quelque chose. Par exemple, quand on a un travail à faire,
l'esprit suit cette idée et pense ; "Que vais-je faire à manger aujourd'hui ?
Qu'elle pièce vais-je nettoyer ?"... Quand l'esprit ne poursuit pas de telles
pensées, c'est l'alaya. Le corps de la pratique consiste à demeurer dans cette
sorte de méditation aussi longtemps que possible. En fait, c'est une méditation
semblable à celle de la voie du Mahamoudra.

POST-MEDITATION
Dans votre vie quotidienne, exercez-vous à reconnaître toute chose comme illusoire et
irréelle.

BODHICITTA RELATIVE
L'entraînement à cet aspect de la
bodhicitta consiste en " tonglen " (envoyer - prendre). C'est une pratique très
importante car elle permet de purifier nos obscurcissements et d'approfondir
notre capacité d'absorption méditative. Nous devons nous accoutumer à pratiquer
l'échange de soi avec les autres. Par-là, nous tranchons entièrement, à la
racine, la saisie de l'ego. D'abord, nous réfléchissons sur les défectuosités de
la fixation égoïste. C'est à cause de la saisie égoïste que nous faisons
l'expérience des cinq émotions perturbatrices. A partir du moment où il y a
"je", nous nous mettons à aimer et à détester. Nous nous attachons à ce que nous
aimons et nous rejetons ce que nous n'aimons pas. Cette interaction dualiste est
le cœur de tous nos problèmes, et continuera à en créer si nous ne mettons pas
fin a la saisie de l'ego.

L'étape suivante consiste à s'exercer à pratiquer
la compassion envers les autres.
Nous pouvons commencer par nous prendre

nous-mêmes comme sujets de réflexion.
Que ressentons-nous quand nous avons chaud, froid, faim, soif ou quand nous sommes malades ?
C'est la même souffrance que tous les êtres vivants éprouvent. Quand nous développons la
compassion, qu'elle soit aussi dirigée vers les animaux, pas uniquement vers les
humains. Les animaux souffrent en effet beaucoup plus que les êtres humains,
principalement du fait de leurs propres incapacités. Certaines souffrances
proviennent des humains. Les poissons sont parfaitement heureux dans l'eau, sans
nuire aucunement à l'homme, cependant, pour le sport, l'homme les prend à
l'hameçon et les laisse mourir sur le sable. Que ressentirions-nous si on nous
faisait la même chose ? Si quelqu'un meurt de faim et a besoin de poisson pour
se nourrir, il y a une raison à son action - elle reste négative mais excusable
-. Récemment, je suis allé me reposer au bord de la mer. Tous les gens y étaient
bien habillés et loin de mourir de faim, pourtant c'était pour eux une source
d'amusement de ferrer des poissons, de les jeter sur le sable et de les piétiner
jusqu'à ce qu'ils meurent.

Pensez aussi aux homards, à la façon dont ils sont
plongés vivants dans l'eau bouillante dans les restaurants. Que
ressentirions-nous si nous étions un homard ? C'est par de telles réflexions que
l'on développe la compassion. Le chagrin éprouvé au souvenir du nombre de
personnes tuées dans les deux guerres mondiales, est de la compassion mais elle
doit être étendue aux animaux également. On les tue chaque jour et chaque nuit.
La compassion envers les humains uniquement n'est pas compassion véritable, mais
une forme d'attachement.
Sur quoi devons-nous réfléchir quand nous pratiquons
le don et la prise en charge ? Nous devons nous poser la question de ce qui se
passerait si nous expérimentions personnellement toute la souffrance de tous les
êtres vivants. Cette réflexion doit être pratiquée dans une disposition d'esprit
détendue sans commettre l'erreur de penser : "Oh, je vais peut-être connaître
effectivement cette souffrance ! ", et se laisser gagner par l'anxiété. Il n'est
pas nécessaire d'appeler la souffrance, il suffit d'y réfléchir. Ainsi notre
attitude s'améliorera. Pour l'instant, nos esprits sont confus et obtus, faisant
de nous la proie de l'orgueil. Cet orgueil doit être dominé et la façon d'y
parvenir est de penser à la souffrance des autres.
La souffrance émotionnelle fait également partie de l'expérience de tous les êtres vivants. De nos jours, nombreux sont ceux qui souffrent de troubles mentaux causés par l'activité des
émotions : orgueil, colère, jalousie, désir et ignorance, En outre, les émotions
conditionnent le monde que nous expérimentons. De quelle manière ? Le monde où
nous vivons n'est rien d'autre que l'apparence illusoire de notre esprit confus.
Cette apparence est produite par notre karma. Comment le karma est-il créé ? Par
le mouvement des émotions dans l'esprit.

Lorsqu'on développe la bodhicitta, on crée une manifestation illusoire qui est positive. Par exemple, lorsqu'on est dans les enfers, on peut s'éveiller de cet état et naître parmi les êtres
humains. Tous les êtres humains connaissent les émotions de l'orgueil, du désir,
de la colère, etc., et à travers elles, accumulent un karma négatif illimité ;
donc l'être soumis à ces émotions devra expérimenter dans le futur la condition
négative, forme sous laquelle se manifestera la maturation de ses actes. Il est
donc nécessaire de développer la compassion à l'égard de tous les êtres.

L'enfer n'est pas un lieu, - il en existe de nombreuses sortes -. Le
mot tibétain pour enfer signifie simplement " souffrance "; l'enfer est " un
monde de souffrance ". Les autres mondes manifestés sont des endroits où bonheur
et souffrance alternent, par exemple notre monde. Il existe aussi des mondes qui
ne connaissent que le bonheur : ils sont le produit d'êtres au karma
complètement positif. Ne croyez pas que ces mondes purs, tels Déouatchène,
soient imaginaires, comparés à notre monde " réel " : c'est la même
chose.

Ainsi pratiquer le don et la prise en charge, c'est penser à toute la
souffrance de toutes les formes d'êtres vivants. Pour vous familiariser avec
cette pratique de la compassion, vous pouvez utiliser une autre méthode - vous
concentrer sur votre respiration -. Elle a deux avantages : votre pratique du
calme de l'esprit va s'améliorer et votre compassion s'accroître. Pour cela,
asseyez-vous dans la même posture que précédemment et laissez votre attention se
poser sur votre respiration. Quand vous expirez, pensez que vous envoyez votre
bonheur à tous les êtres vivants et qu'il les pénètre. Quand vous inspirez,
prenez en vous leur souffrance. Faites cela aussi longtemps que vous le pouvez.
Lorsque vous éprouvez une souffrance mentale à penser ainsi à la souffrance
d'autrui, utilisez la pratique de la bodhicitta ultime que vous avez apprise
auparavant : regardez directement cette idée que la souffrance des autres vous
pénètre et réalisez que cette pensée n'a pas d'existence réelle. Vous entrez
alors dans la méditation de la Bodhicitta ultime.

Développer alternativement
la Bodhicitta ultime et relative comporte des bienfaits sans limites.

Ceci est le corps de la pratique. Ensuite, dans notre activité quotidienne, il nous
faut nous rappeler ceci : " Puissent tous les êtres vivants être affranchis de
toutes les émotions perturbatrices sous toutes leurs formes ; puisse la
souffrance issue de l'activité basée sur ces émotions mûrir sur moi plutôt que
sur eux."

la suite....
http://www.dhagpo-kagyu.org/france/enseignements/fondements/lodjong/index_lodjong.htm

26 mars 2009

LET IT BE

J'ai toujours aimé cette fabuleuse chanson des Beatles, ceci depuis mes 13-14 ans, mais c'est aujourd'hui seulement que j'en découvre le sens profond

"laisser faire" ou plutot "Lâcher prise"


 "Quand je sens mon esprit troublé, la Sainte mère Marie vient à moi, me dire ces mots de sagesse "let it be"

et dans mes heures sombres, elle se tient en face de moi, murmurant ces mots de sagesse "let it be"


j'ai toujours adoré, cette chanson sans trop savoir pourquoi à l'époque...

aujourd’hui  je le sais... LET IT BE...LÂCHER PRISE, face à nos émotions causées par
ce monde ignoble, ces images de violence et de compétition absurde et
abjecte... et non pas LAISSER FAIRE ou ne rien faire ...

peut être étais je déjà sur le chemin à cet age là et m'en suis je ensuite détourné, devenu jeune adulte ...et pendant si longtemps?

Le dhamma selon le Vénérable Buddhadasa : "le socialisme dhammique" (2)


SUITE de cet admirable enseignement

Démocratie socialiste


Dans ce sens toutes les religions sont socialistes.

Le mot socialisme cependant inspire la haine. On dit que les socialistes sont communistes et ils sont arrêtés. Comme c’est stupide !

Nous sommes devenus captifs d’une erreur produite par notre propre langue.

Pour accomplir notre tâche de travail social, c’est-à-dire, de service pour la société, nous devons embrasser le socialisme de notre travail, autrement nous appuyons l’individualisme, ou le service dans l’intérêt d’individus particuliers, et dans ce cas nous ne servons plus la société dans son ensemble.


Si vous prônez la démocratie, ce doit être une forme socialiste de démocratie, non une démocratie individualiste qui favorise l’égoïsme.

De nombreuses formes constitutionnelles de gouvernement, comme les démocraties libérales, permettent aux individus d’accumuler de nombreux biens matériels.

Une démocratie socialiste, elle, doit faire passer au premier plan les besoins de la société dans son ensemble.

Dans les sociétés socialistes donc, les individus ne peuvent s’approprier une quantité excessive de richesses.

Une démocratie socialiste est donc en accord avec le principe de la Nature (dhamma-jâti) qui ne nous fait prendre que ce dont nous avons besoin, respectant ainsi le droit de tous les êtres.


D’après les textes bouddhiques, les problèmes apparurent quand quelqu’un eut l’idée d’emmagasiner les céréales et autres vivres, causant des pénuries pour les autres.

Une fois qu’on se mit à entasser les vivres, les problèmes d’inégalité de distribution et d’accès naquirent, et ne firent que de se multiplier avec le temps.

Les chefs voulurent être chargés du stockage des vivres pour le groupe et les luttes entre les groupes furent inévitables.

Même quand les hommes primitifs habitaient les forêts, certains ou certains groupes se mirent à prendre plus que ce qui leur était nécessaire.
Pour maintenir le contrôle sur la société et pour limiter kilesa les lois et les systèmes moraux furent créés.


La Nature voudrait que chacun d’entre nous ne consomme que ce dont il a effectivement besoin.

Pendant des années les hommes n’ont pas réussi à tenir compte de la voie de la Nature, entrant en compétition pour prendre le plus possible, causant les problèmes avec lesquels nous vivons aujourd’hui.

Si nous n’avions pris que le nécessaire, aucun de ces problèmes n’existerait, car les hommes ne prendraient pas avantage les uns sur les autres et ne s’opprimeraient pas.

La question est de savoir quelle est alors la quantité suffisante. Il n’y a pas de règle fixe, cela varie avec le temps, l’espace et avec la situation.

De nos jours il semble que rien n’est jamais suffisant.

Un proverbe bouddhique dit : « Deux montagnes d’or tout entières ne suffiront pas à combler les désirs d’une seule personne. » Ce proverbe est une façon d’illustrer comment nos désirs se multiplient sans cesse, accroissant nos besoins aux dépens de la société.


Même le communisme considère que l’inégalité dans la distribution des richesses est le problème majeur à résoudre. Son approche, cependant, est en contradiction avec la voie de la Nature.

Ce qu’il faut c’est une approche qui insiste sur le fait qu’il ne faut pas prendre plus que le nécessaire et qui soit en même temps compatible avec les lois de la Nature, car alors, les hommes partageront les surplus par compassion et bonté d’âme (mettâ-karunâ). Les hommes ne mettront de côté que ce dont ils auront besoin, tout ce qu’il y aura en trop sera laissé pour la société.

Sila : la morale et l’éthique

La religion (sâsanâ) et la morale (sîladhamma) font-elles encore partie de vos vies ?

Les conditions du monde moderne ont radicalement changé notre façon de vivre.
Nous devrions être amis de la Nature, au lieu de cela, nous la méprisons.
Nous devrions vivre selon les droits donnés par la Nature au lieu de cela nous accumulons les ressources dans un nombre incalculable de banques, d’entrepôts et de greniers.
Nous prenons les choses complètement à l’envers et la situation a l’air d’empirer.


La philosophie, la logique et la psychologie ont remplacé la vraie religion.

La morale d’auto-discipline des sens a été remplacée par une morale de kilesa.

Comment pensons-nous pouvoir résoudre les problèmes sociaux dans de telles conditions. Produire plus de nourriture et plus de marchandises n’est pas la solution, cela ne servirait qu’à aggraver les choses, parce que les hommes deviendraient encore plus égoïstes qu’ils ne le sont actuellement.


La solution du problème social se trouve dans une vie socialement morale : agir dans l’intérêt suprême de la communauté tout entière en vivant selon les lois de la Nature, en évitant de consommer des biens au-delà de nos besoins, en partageant avec les autres tout ce qui ne nous est pas essentiel de posséder même si nous nous considérons comme pauvres, et en donnant généreusement si nous sommes aisés.

Voilà comment nous pouvons résoudre nos problèmes sociaux.

Si nous nous battons tous pour prendre tout ce que nous pouvons, d’où tous ces biens matériels vont-ils venir ?
Comment la Nature viendra-t-elle à bout de tous nos désirs ?
Comment peut-il ne pas y avoir de problèmes sociaux quand les hommes vivent et se conduisent égoïstement ?


Ce que nous appelons Dhamma


Quand nous considérons la gravité des problèmes sociaux et réalisons que la religion et la morale qui auraient fait de nous des hommes capables de vaincre ces problèmes n’existent pratiquement plus que de nom.

La philosophie n’est pas un substitut de la religion.
Quand nous pratiquons notre religion avec attention et en nous engageant, notre conduite et nos actes reflètent une façon de vivre et de penser vraiment dénuée d’égoïsme et libre de possessivité.

On peut appeler cette façon de vivre socialisme puisqu’elle nous rend capables de résoudre les problèmes qui se posent quand les hommes vivent ensemble en société.

Ne craignez donc pas le terme de « socialisme », ne le haïssez pas. Si cela vous aide à vous sentir mieux, vous n’avez qu’à ajouter un mot en plus et l’appeler Socialisme Dhammique.


Le Socialisme Dhammique est le socialisme du Dhamma ou le socialisme de Dieu. C’est cette sorte de socialisme qui peut aider l’humanité à survivre au monde moderne.

Ce que nous appelons Dhamma a une valeur et un sens qui vont bien au-delà de ce que les mots peuvent exprimer.

Il est faux de penser que le Dhamma n’existe que dans l’hindouisme et le bouddhisme.

En pâli et en sanskrit, Dhamma signifie toute l’existence, tout comme Dieu signifie toute la création, tout ce qui fut, est, et sera.

C’est simplement que nous ne nous rendons pas facilement compte de ce que cela signifie au sens le plus profond ; nous ne voyons que ce qui est immédiatement compréhensible.

Dhamma signifie tout phénomène manifeste et les principes de Vérité qui leur sont inhérents.

Le Dhamma c’est aussi le devoir de l’humanité de vivre selon ces lois.

***

De nos jours, quand quelqu’un se dispose à accomplir quelque chose il le fait pour son bénéfice personnel. Très peu de gens ont profité de l’impressionnant équipement qui fut assemblé pour envoyer des hommes sur la lune.

Nous avons en tête le bien de l’humanité, nos buts sont pourtant encore égocentriques. Nos inventions, nos nouveaux outils étonnants ne profitent qu’à quelques-uns, non à l’humanité tout entière.

Au lieu d’apporter la paix le le monde ils ne font qu’accélérer la marche vers une crise.

Nous devons bien nous assurer que tous ces gadgets — radio, télévision, ordinateurs, etc. ne soient pas utilises par des individus qui ne travaillent que dans leur propre intérêt et à des fins égoïstes.

Si nous utilisions les inventions d’une façon vraiment socialiste, nous réaliserions la paix et le bonheur mondiaux dans un temps très bref. Il nous suffit simplement d’appliquer notre intelligence à des fins socialistes pour voir des résultats immédiats.

Vénérable Ajahn Buddhadasa

Source = Karuna

25 mars 2009

Le dhamma selon le Vénérable Buddhadasa : "le socialisme dhammique" (1)

C'est grace à Tinh-Y et à son site Karuna* malheureusement disparu que j'ai découvert Buddhadasa Bhikkhu et ses textes qui témoignent d'un véritable engagement militant dont voici un premier extrait retrouvé... (heureusement) dans le blog de Kathy une de ses amies vipassaná, récit d'une retraite intensive +Bouddhisme Théravada et méditation vipassaná





Le Vénérable Buddhadasa :

Célèbre moine bouddhiste, Buddhadasa Bhikkhu fut l’un des premiers à promouvoir la compréhension mutuelle entre les religions par le dialogue entre personnes de différentes confessions et il était hautement respecté dans le monde entier. Il a quitté son monastère pour redécouvrir l’insertion du bouddhisme dans le monde et l’esprit de ses origines. L’accent qu’il a mis sur l’interdépendance de toutes choses a fait de lui un des précurseurs de la pensée écologique et un apôtre de la paix entre les nations. Ses écrits, traduits et publiés dans de nombreuses langues, ont exercé une influence considérable sur le renouvellement de la pensée bouddhiste. Les réflexions qu’il a exprimées ont le potentiel de guider non seulement la Thaïlande, mais aussi toutes les sociétés qui luttent pour la création d’un ordre social, politique et économique juste et équitable.







Avant propos
(de Tinh'y pour Karuna*)



Dans le bouddhisme ancien les enseignements des maitres ne sont pas considérés comme absolus. C’est à la lumière des suttas que doivent être étudiés et entendus tous les enseignements...

Les enseignements du Vénérable Buddhadasa peuvent nous paraitre quelque peu hors de la réalité, ils peuvent même choquer ou heurter notre mentalité occidentale...
Pourtant ils s’appuient sur les valeurs bouddhistes et morales de l’enseignement du Bouddha... Sans rejeter ce qui nous heurte dans un premier temps, sans s’attacher à ce qui nous plait, essayons d’avoir le courage d’approfondir une pensée qui n’est pas la nôtre, mais qui, s’appuyant sur le Dhamma, a peut-être quelque chose à nous dire...

Ces textes sont là pour nous ouvrir l’esprit et déplacer notre manière de penser vers une dimension bouddhiste qui n’est pas forcément celle à laquelle les médias nous ont habitués...

Les enseignements du Bouddha nous invitent à quitter le monde des apparences.


Le vénérable Buddhadasa part du principe que toutes les religions étaient à l’origine basées sur le principe éthique de partage des richesses et le respect de la nature....

Les croyances primitives en s’organisant sous forme de religion sont à l’origine des cultures et des civilisations... la religion vient codifier les échanges commerciaux et humains dans une société de plus en plus structurée autour de l’économie, que ce soit du temps des grandes cités Sumériennes, de l’Égypte ancienne... Avant d’être une croyance la religion devient le code moral qui maintient le tissu social...

Le Vénérable Buddhadasa nous invite donc tout simplement à découvrir ou à redécouvrir combien le dhamma n’est pas seulement un enseignement pour la « vie spirituelle », mais une manière de vivre et de réorganiser le tissu social, retrouver la véritable nature de chose.



Le dhamma selon le Vénérable Buddhadasa



Le bien de tous les êtres

Toutes les religions du monde sont socialistes, les démocraties individualistes où les hommes peuvent faire ce que bon leur semble, non.

Les fondateurs (sâsadâ) de toutes les religions ont voulu que les hommes vivent selon des principes socialistes de façon à agir dans l’intérêt de la société en tant que tout.

Quand quelqu’un place l’intérêt personnel avant le bien de la société, la passion (kilesa) prend le dessus. C’est-à-dire que l’on commence à être gouverné par les désirs égoïstes. L’enseignement du bouddhisme fait du bouddhisme une religion particulièrement socialiste. .../...

Laissez-moi vous donner un exemple. Dans la tradition bouddhique une personne riche (sanskrit : sresthi) diffère considérablement du capitaliste (thaï : nai thun) d’aujourd’hui.

Dans un contexte autre que bouddhique sresthi a le même sens que nai thun, quelqu’un qui accumule des richesses matérielles au-delà de ses besoins effectifs.

Dans la tradition bouddhique, de plus, le statut du sresthi se mesurait au nombre de rong than en sa possession. Un rong than était un asile, un lieu communal où les nécessiteux trouvaient ce dont ils manquaient sur le plan matériel.


Plus un sresthi avait de rong than, plus riche il était considéré.

Grâce aux surplus produits par les sresthi et au grand nombre d’ouvriers et serviteurs qu’ils employaient, ils étaient en mesure de construire des rong than, comme sorte de service social.

Mais les sresthi dans un sens non bouddhique sont strictement des nai thun, qui entassent sans fin des richesses et réinvestissent tous les profits à leur bénéfice en opprimant les ouvriers. Un sresthi au sens bouddhique emploie des ouvriers dans un effort de coopération pour le bien de la communauté tout entière.


Non seulement le bouddhisme enseigne à tous les membres de la communauté, moines et laïcs, à ne pas consommer plus que leur part de biens matériels, mais encore il l’exige.

Une consommation excessive est mauvaise et déméritoire.

Le bouddhisme, donc, est vraiment une religion socialiste, à la fois dans son principe et dans son esprit.

Bouddha dit « Je suis né dans ce monde pour aider tous les êtres. » Il n’est pas né pour son propre bien ou pour le bien de quelques-uns, les fondateurs de toutes les religions ont affirmé qu’ils sont apparus pour le bien de tous les êtres et tous ont condamné sans détours une consommation excessive.

( à suivre)

21 mars 2009

méditation guidée du village des Pruniers


telle que nous la pratiquons une fois par mois dans la famille montalbanaise de notre sangha "l'île interieure" (Toulouse et sa région)

méditation assise (20 à30mn)
c'est en ce moment la méditation du retour au calme mental, mais le theme change, tous les 3 ou 4 mois ainsi que l'animateur de la méditation


cloche *3

Nous arrivons toutes et tous de nos activités et obligations
quotidiennes, et allons donc essayer de retrouver le calme mental
dans cette méditation assise .

Nous nous concentrons sur notre posture, bien assis en lotus demi
lotus ou tailleur, ni crispé ni avachi ,le dos droit, assis un peu en
avant du coussin ou de la chaise, main droite posée dans la main
gauche, ou sur les genoux… yeux mis clos, pas completement
fermés pour ne pas se couper du monde et de l'ici et maintenant

Nous nous concentrons sur notre souffle nous reprenons refuge en
nous mêmes , dans notre respiration en essayant, de sentir passer
l'air à travers nos narines…
Nous nous sentons reliés par notre assise à la terre et par notre
souffle à l'espace … cloche

la "cloche de peine conscience"


1/J'inspire, j'ai conscience que je suis en train d'inspirer
J'expire, j'ai conscience que je suis en train d'expirer
je me concentre sur ma respiration je prends refuge en moi même,
en ma respiration (Inspir-expir) cloche

2/J'inspire, mon inspiration est plus profonde
J'expire, mon expiration est plus longue
je calme ma respiration
(profonde – longue) cloche

3/J'inspire, je suis conscient de tout mon corps
J'expire, je détends mon corps
je me concentre sur mon corps, ma posture
quelle chance ai-je d'avoir un corps qui me permette d'être là...
(corps- détente) cloche

4/J'inspire, je souris à mon corps,
J'expire, je m'apaise
je calme j' apaise les parties de mon corps malades en leur souriant
afin de les guerir (Sourire-apaiser) cloche

5/J'inspire, la joie monte en moi
J'expire, je goute je savoure cette joie et cette paix
je goute la joie d'être vivant la joie d'etre ici et maintenant dans le
calme de la méditation (Joie- savourer) cloche

6/J'inspire, j'accueille le moment présent
J'expire, j'apprécie ce moment merveilleux
le passé est révolu, le futur n'est pas encore là, je suis ici et
maintenant en contact avec les merveilles de la vie ... (present merveilleux) cloche

7/J'inspire, ma posture est stable
J'expire, je me sens solide
Je suis maître de moi même et de mon mental (Stable- Solide) cloche

Extrait de "l'energie de la prière " Thich Nhat Hanh

8/J'inspire, j'accueille en moi le Bouddha et toutes les energies positives de
cette méditation

(Je visualise le Bouddha ou mon maître spirituel ou Jesus ou Marie
Je lui demande de m'aider afin de faire cesser mes souffrances pour faire
cesser les souffrances de tous les êtres)
(Bouddha, Terre, Libération) cloche

(enseignements de Sixte centre tibétain Vajra-yogini de Lavaur)

puis 3 sons de cloche pour terminer

méditation marchée ( 5 à10 mn)

j'inspire je souleve mon pied gauche, l'avance et le pose je me relie à l'espace
j'expire je prends appui sur cette jambe gauche et me relie à la terre

Chant NAMO VALOKITSHVARA

Récitation des 5 Entrainements à la pleine conscience

Puis nous nous inclinons devant nous et devant le bouddha




20 mars 2009

Manif du 19 mars 2009, vers la Compréhension juste?




Petit groupe lors de la manifestation de Montauban, parmi 10.000 manifestants qui a attiré vers lui tous les regards, et les bonnes questions que chacun d'entre nous doivent se poser...

et

des millions dans la rue, un Fillon dans l'impasse

Les défilés ont attiré plus de manifestants que le 29 janvier. La grève générale racontée par Eco89 et les riverains.
http://eco.rue89.com/2009/03/19/manifs-des-millions-dans-la-rue-un-fillon-dans-limpasse


ET UNE AUTRE VRAIE QUESTION

CHANGER POUR UNE AUTRE EUROPE

18 mars 2009

Chant de rassemblement pour demain 19 mars...L' internationale

Toujours d'actualité, malgré son vénérable age de + de 130 ans

Demain 19 mars , Public et Privé, Actifs et retraités, Chomeurs étudiants...
Chantons là Tous ensemble, tous ensemble.... pour la cessation de la souffrance due à ce systeme capitaliste mortifère
avatar actuel de l'avidité humaine !




Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’Etat opprime et la loi triche ;
L’Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoulaient de fumées.
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif[3] ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain

À l'origine, il s'agit d'un poème écrit par Eugène Pottier, en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris. Il était destiné à être chanté sur l'air de la Marseillaise. La musique de L'Internationale a été composée ultérieurement par Pierre Degeyter, en 1888.

À partir de 1904, L'Internationale après avoir été utilisée pour le congrès d'Amsterdam de la IIème Internationale, il devient l'hymne des travailleurs, le chant traditionnel du mouvement ouvrier. L'Internationale a été traduit dans de nombreuses langues. Traditionnellement ceux qui le chantent lèvent le bras en fermant le poing.

source wikipedia
et la version ... internationale






17 mars 2009

Les 5 entraînements à la pleine conscience

Premier Entraînement

Conscient(e) de la souffrance causée par la destruction de la vie, je suis déterminé(e) à développer ma compassion et à apprendre les moyens de protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m'engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne tolérer aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées et dans ma façon de vivre.

Deuxième Entraînement

Conscient(e) des souffrances causées par l'exploitation, l'injustice sociale, le vol et l'oppression, je suis déterminé(e) à cultiver mon amour et à apprendre à agir pour le bien-être des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m'engage à pratiquer la générosité en partageant mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec ceux et celles qui sont dans le besoin. Je m'engage à ne pas voler et à ne rien posséder qui ne m'appartienne. Je m'engage à respecter la propriété d'autrui et à empêcher quiconque de tirer profit de la souffrance humaine et de toute autre espèce vivante.

Troisième Entraînement

Conscient(e) de la souffrance causée par une conduite sexuelle inappropriée, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité afin de protéger la sécurité et l'intégrité des individus, des couples, des familles et de la société. Je suis déterminé(e) à ne pas avoir de rapports sexuels sans amour ni engagement à long terme. Afin de préserver mon propre bonheur et celui des autres, je suis déterminé(e) à respecter mes engagements ainsi que les leurs. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les enfants des sévices sexuels et empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels inappropriés.

Quatrième Entraînement

Conscient(e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l'incapacité d'écouter autrui, je suis déterminé(e) à parler à tous avec amour afin de soulager leur peine et de leur transmettre joie et bonheur. Sachant que les paroles peuvent être source de bonheur comme de souffrance, je suis déterminé(e) à apprendre à parler avec sincérité en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, la joie et l'espoir.

Je m'engage à ne répandre aucune information dont l'authenticité ne serait pas établie et à ne pas critiquer ni condamner ce dont je ne suis pas certain(e). Je m'engage à ne pas prononcer de mots qui puissent entraîner division ou discorde, une rupture au sein de la famille ou de la communauté. Je m'engage à fournir les efforts nécessaires à la réconciliation et à la résolution de tous les conflits, si petits soient-ils.

Cinquième Entraînement

Conscient(e) de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé(e) à entretenir une bonne santé physique et mentale par la pratique de la Pleine Conscience lorsque je mange, bois et consomme, ceci pour mon propre bénéfice, celui de ma famille et de la société. Je suis déterminé(e) à consommer uniquement des produits qui entretiennent le bonheur, la joie et la paix, tant dans mon corps et mon esprit que dans le corps et la conscience collective de ma famille et de la société. Je suis déterminé(e) à ne pas faire usage d'alcool ni d'aucunes formes de drogue.

Je m'engage à ne prendre aucun aliment ou produit contenant des toxines, comme certaines émissions de télévision, certains magazines, livres ou conversations. Je suis conscient(e) qu'en nuisant à mon corps et à mon esprit avec ces poisons, je trahis mes parents, mes ancêtres et les générations futures. Par la pratique d'une consommation raisonnable, je m'engage à transformer la violence, la peur, la colère et la confusion qui sont en moi et dans la société. Je réalise qu'une discipline alimentaire et morale appropriée est indispensable pour ma propre transformation et celle de la société.

il faut voir ces entrainements comme des directions à suivre et non comme des commandements... c'est pourcela que Thich Nhat Hanh emploie le terme d'entrainement et non de précepte

Tout est basé autour de ne pas faire souffrir autrui, ni par les actes, ni par les paroles ni par les pensées.

Pour celles et ceux qui ont pris refuge ils sont à réciter au moins une fois par mois

14 mars 2009

Un défi pour les bouddhistes. par Joshin Sensei

une réflexion approfondie, ( une méditation) sur le bouddhisme ce qu'il est
et ce qu'il devrait être


Le 28 octobre 2007


Chaque matin, je regarde un certain nombre de sites d’informations sur Internet ; regardant ce qui se passe, je ressens encore plus fortement la vérité des paroles du Bouddha : « Le monde est enraciné sur la souffrance. »Presque chaque jour, je suis effrayé par l’énorme souffrance qui assaille les êtres humains sur chaque continent, et plus encore par cette terrible vérité que cette souffrance , pour sa plus grande part, ne naît pas des vicissitudes d’une nature impersonnelle, mais des feux de l’avidité, de la haine et de l’illusion qui brûlent au coeur des hommes.
L’immensité de l’angoisse du monde a fait naître dans mon esprit des questions sur les perspectives du bouddhisme en occident. J’ai été frappé par combien rarement ce thème de la souffrance globale - la souffrance palpable des êtres humains- est exploré dans les revues bouddhistes ou dans les enseignements que je connais. Il me semble que le bouddhisme en occident tend à demeurer dans un espace cognitif qui définit la première des Quatre Nobles Vérités tout à fait en relation avec un arrière-plan de notre style de vie de classe moyenne : le mécontentement harcelant, l’ennui du trop-plein,la douleur de relations insatisfaisantes, ou, avec un salut vers les Enseignements, la ronde des renaissances. Trop souvent, me semble-t-il, l’accent que nous mettons sur ces aspects de dukkha nous rend oublieux de la souffrance catastrophique qui engloutit chaque jour près des trois quarts de la population mondiale.
On peut trouver une exception à cette tendance dans le mouvement « Un bouddhisme engagé » (Engaged Buddhist movement). Je crois que cela est très prometteur, mais de mes lectures – superficielles- j’ai été frappé par deux choses : d’une part alors que certains Bouddhistes Engagés recherchent de nouvelles perspectives à l’aide du Dharma, pour beaucoup le bouddhisme n’est que l’occasion d’une pratique spirituelle à utiliser tout en épousant simultanément des causes socio-politiques pas très différentes de celles de la gauche en général. Deuxièmement, ce courant de Bouddhisme Engagé reste très secondaire par rapport au centre de l’intérêt du bouddhisme en occident, qui est le Dharma comme chemin vers la paix intérieure et la réalisation personnelle.
Si le Bouddhisme à l’Ouest n’est plus qu’un moyen de poursuivre une croissance spirituelle personnelle, j’ai peur qu’il n’évolue en ne présentant que la moitié de son potentiel. Attirant les personnes aisées et éduquées, il sera un foyer généreux pour l’élite intellectuelle et culturelle, mais il risque de transformer la quête de l’éveil en un voyage privé qui, face à l’immense souffrance qui assaille quotidiennement la majorité des êtres humains, ne peut présenter qu’un quiétisme résigné.
Il est vrai que la pratique de la méditation bouddhiste demande un retrait et une focalisation vers l’intérieur ; mais la mise en pratique du Dharma dans le monde ne serait-elle pas plus complète en allant aussi vers l’extérieur et en s’adressant aussi aux misères grinçantes qui affectent l’humanité ?
Je sais que nous nous engageons dans de nobles méditations sur la compassion, qui épousent les idéaux de paix et d’amour. Mais notez que nous les poursuivons surtout comme des expériences intérieures, subjectives tournées vers la transformation personnelle. Trop rarement ce type de compassion va-t-il remonter ses manches et aller au charbon. Trop rarement se traduit-il en programme pratique pour des actions efficaces avec des buts réalistes visant à diminuer la souffrance réelle de ceux qui souffrent des catastrophes naturelles ou sociales.
Par contraste, prenez Christian Aid et World Vision : ce ne sont pas des mouvements missionnaires désireux de faire du prosélytisme mais des organisations qui apportent soulagement et aide au développement tout en s’attaquant aussi aux causes de la pauvreté et de l’injustice. De même, l’American Jewish World Service ne cherche pas à convertir les gens au judaïsme, mais à exprimer l’engagement juif à la justice sociale en allégeant : « la pauvreté, la faim, et la maladie, parmi les peuples en développement, sans considération de race, de religion ou de nationalité. »
Pourquoi le Bouddhisme n’a-t-il rien de semblable ? [1] Nous pouvons certainement trouver un cadre pour cela dans le Bouddhisme, dans sa doctrine, ses idéaux éthiques, ses archétypes, ses légendes, et ses précédents historiques.
Je reconnais que beaucoup de bouddhistes sont engagés individuellement dans le social et qu’un petit nombre de grandes organisations bouddhistes travaillent sans relâche à travers le monde pour soulager la souffrance humaine. Leur dévouement mérite totalement notre estime ; malheureusement, jusqu’à présent, ces groupes n’attirent que peu de personnes.
Les enseignants bouddhistes disent souvent que le moyen le plus efficace de protéger le monde est de purifier nos propres esprits, ou bien qu’avant de s’engager dans une action compassionnée nous devons atteindre la réalisation du non-ego ou de la vacuité. Il y a sans doute du vrai dans ces enseignements, mais je pense que ce n’est qu’une vérité partielle. En ces temps difficiles, nous avons aussi l’obligation d’aider ceux qui sont immergés dans le monde, et qui vivent au bord du désespoir et de la misère. La mission du Bouddha, la raison de son apparition dans la monde, était de libérer les êtres de la souffrance en déracinant les racines du mal que sont l’avidité, la haine et l’ignorance. Ces racines sinistres n’existent pas que dans notre esprit. Elles ont pris aujourd’hui une dimension collective et se sont étendues sur des pays et des continents entiers. Aider les êtres à se libérer de la souffrance aujourd’hui demande que nous allions à l’encontre des personnifications et des systèmes contemporains.
A chaque période historique, le Dharma trouve de nouveaux moyens pour développer son potentiel, de façon directement liée aux conditions historiques de cette ère. Il me semble que notre ère offre le cadre historique approprié pour que la vérité transcendante du Dharma se retourne vers le monde et s’adresse à la souffrance humaine à tous niveaux – même les niveaux les plus bas, les plus durs ou dégradants – pas seulement à travers la contemplation mais aussi à travers des actions efficaces, qui apportent le soulagement tout en étant illuminées par leur fin qui est au-delà du monde. Le défi spécial qu’affronte le bouddhisme aujourd’hui est de se lever pour être l’avocat de la justice dans le monde, une voix de la conscience pour les victimes d l’injustice sociale, politique et économique qui ne peuvent se lever et parler pour elles-mêmes. Ceci, selon moi, est le défi profondément moral marquant le moment critique dans l’expression moderne du Bouddhisme. Je crois aussi que ce défi montre la direction que doit prendre le Bouddhisme s’il veut partager la mission du Bouddha avec toute l’humanité. Bikkhu Bodhi
Bikkhu Bodhi , un moine occidental du Theravada, a traduit plusieurs ouvrages importants du Canon Pâli. Il a été ordonné à Sri Lanka, où il a vécu plus de vingt ans. Il réside maintenant au Chuang Yen Monastery, à Carmel, Etat de New York.

Post-Scriptum :

Commentaires de Joshin Sensei : Beaucoup de personnes viennent au Dharma par découragement des engagements politiques ou sociaux. Désir d’agir seul, en dehors de groupes constitués ; nécessité- vraie- de commencer par soi ; difficulté de changer nos présupposés, forgés au cours de notre vie, et renforcés quotidiennement par radio, télé, journaux, etc : flemme de chercher une nouvelle façon de regarder et comprendre le monde à partir du Dharma ; refus de « se salir les mains », désir de trouver une pratique « pure », qui ne serait pas touchée par le monde -sale- ; repli égoïste, encouragé par l’accent mis sur « la quête de la sérénité »de notre société, et méconnaissance totale du rôle du Bouddhisme à travers l’espace et les âges ( En Chine comme au Japon, les moines creusaient pour faire apparaître des sources, ou drainaient pour mettre de nouvelles terres en culture, connaissaient les herbes pour s’occuper des malades, etc ; ils ont eu un rôle social important à côté de leur rôle spirituel. Voir aussi par ex. un très beau livre sur la Thailande « Sons of the Buddha, the Early lives of Three Extraordinary Zen Masters », qui nous montre le travail social, médical, culturel des moines et des temples en Thailande jusqu’aux années soixante) . Enfin, s’il a toujours existé, dans toutes les traditions bouddhistes, des ermites retirés du monde, vivant en méditation, ce n’était pas pour une recherche personnelle d’une paix intérieure confortable, mais pour atteindre l’Eveil complet afin de pouvoir aider tous les êtres. L’accent mis à présent sur la pratique personnelle n’est que le reflet d’une société marchande ; nous apportons dans notre pratique spirituelle le même individualisme et la même recherche du plaisir que dans nos activités de loisirs !
Ne critiquons donc pas les Enseignements pour ce qu’ils ne donneraient pas : ce ne sont pas les Enseignements qui sont en cause, mais ce que nous en faisons.

Notes :

[1] Il y a dans l’école Soto un département d’aide sociale et humanitaire ; mais je dois reconnaître qu’on n’en entend pas beaucoup parler dans le bulletin de l’école.

Daishin est le bulletin de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".
http://www.larbredeleveil.org/lademeure/

13 mars 2009

Méditation Zazen

Telle que je la pratique les lundis soirs au Dojo de Montauban

 

ZAZEN, S'ASSEOIR,
TOUT SIMPLEMENT (SHIKANTAZA)

Description d'une séance


La séance de zazen commence toujours à l’heure exacte. Il vous est demandé d’arriver environ 15 minutes avant l’heure et d’être le plus possible dans un état d’esprit calme et concentré, propice à la méditation.
Sept minutes avant le début du zazen, le bois retentit. Les conversations s’arrêtent. Vous pouvez entrer dans le dojo.
Vous passez la poutre située à l’entrée, du pied gauche. C’est une première occasion de vous concentrer. Vous vous inclinez en gasshô devant l’autel en signe de respect pour la pratique vivante de zazen, symbolisée par une statue du bouddha, et pour les pratiquants. 


Une série de coups de cloche vous informe que zazen commence, à partir de ce moment-là, vous êtes complètement concentrés sur votre pratique, sur votre posture et sur votre respiration. Vous veillez alors à rester immobile, d’une part, pour ne pas déranger les autres et, d’autre part, parce que le corps et l’esprit étant intimement liés, votre mental ne pourra pas s’apaiser si votre corps s’agite et vice-versa.

Au cours de cette première partie, vous aurez la possibilité de demander le kyosaku. Il s’agit d’un coup de bâton donné sur des points d’acupuncture situés aux épaules. Le kyosaku peut vous aider en cas de somnolence ou d’agitation.
Après environ 40 minutes, tout le monde se lève pour pratiquer kin-hin. Cette méditation marchée dure environ 10 minutes. Après un coup de cloche qui en annonce la fin, vous retournez rapidement à votre place et vous vous rasseyez comme pour la première partie du zazen.








Lors de la deuxième partie, vous entendrez un kusen, un enseignement relatif à notre pratique.

La séance se termine par une brève cérémonie (+/- 10 minutes) qui consiste en la récitation de l’Hannya Shingyo (le sutra du cœur) rythmé par des instruments, des quatre vœux du bodhisattva et de dédicaces.
http://michel1955.blogspot.com/2009/09/maka-hannya-haramitta-shingyo.html

http://www.youtube.com/watch?v=Ccy708RQ1DA&feature=player_embedded

Ensuite, vous quittez le dojo en saluant à nouveau le bouddha en gasshô et en repassant la poutre, cette fois du pied droit.



MAKA HANNYA HARAMITA SHINGYO voir ici

11 mars 2009

Voeux de Prise de Refuge

Quelques formulations de voeux bouddhistes que j'aime beaucoup


Si nombreux que soient les êtres,
Je fais voeu de les sauver tous.
Si nombreuses que soient les passions,
Je fais voeu de les vaincre toutes.
Si nombreux que soient les dharmas,
je fais voeu de les acquerir tous.
Si parfaite que soit la voie du Bouddha,
je fais voeu de la réaliser.

(LES QUATRES GRANDS VOEUX d'UN BODHISATTVA )

Avec le souhait de libérer tous les êtres,
Je prendrai toujours refuge
En le Bouddha, le Dharma et le Sangha
Jusqu’à ce que j’atteigne l’Eveil parfait.
Inspiré par la compassion et la sagesse,
En présence des Bouddhas,
Je génère aujourd’hui l’esprit d’Evceil
Pour le bien de tous les êtres sensibles.
Tant que l’espace durera,
Et tant que les êtres sensibles demeureront,
Puissé-je moi aussi demeurer
Pour dissiper la misère du monde.
De sa Sainteté le XIV ° DALAI-LAMA

Puissé-je devenir en tout temps, maintenant et à jamais,
un protecteur pour ceux qui n’ont pas de protection,
un guide de ceux qui ont perdu leur chemin,
un navire pour ceux qui doivent traverser les océans,
un pont pour ceux qui doivent franchir les fleuves,
un sanctuaire pour ceux qui sont en danger,
une lampe pour ceux qui ont besoin de lumière,
un refuge pour ceux qui ont besoin d’un abri,
un serviteur pour ceux qui sont dans le besoin.
Aussi longtemps que l’espace perdurera,
aussi longtemps que les êtres y demeureront, jusqu’alors,
puissé-je moi aussi y demeurer avec eux et vaincre les misères du monde.
(Tiré de : Guide à la voie du Bodhisattva, Shantideva).

et ceux que j'ai pris...


Je prends refuge dans le Bouddha
Celui qui me montre la voie dans cette vie
Namo Buddhaya
Je prend refuge dans le Dharma
Le chemin de la Compréhension et de l'Amour
Namo Dhammaya
Je prend refuge dans la Sangha
la communauté qui vit en harmonie, dans la Pleine Conscience
Namo Sanghaya (Cloche)
Prenant refuge dans le Bouddha en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à trouver leur nature d'éveil
Réalisant l'esprit d'amour
Namo Buddhaya
Prenant refuge dans le Dharma en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à réaliser et prendre ensemble
La voie de la Libération
Namo Dhammaya
Prenant refuge dans la Sangha en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à bâtir la noble communauté
Les embrassant dans leur transformation
Namo Sanghaya (Cloche),(Cloche)

(voeux du village des pruniers)

(photo d'une cérémonie de prise de refuge semblable à la mienne, faite par heimata, lors d'une retraite francophone en 2006)







et ceux que je dis avant chacune de mes méditations 


"En le Bouddha , le Dharma et la sangha, jusqu'à l'éveil je prends refuge, puisse -je par ma pratique de la pleine conscience et des autres perfections, devenir moi même Bouddha pour être bénéfique à tous les êtres (les 3 refuges)

-puissent tous les êtres obtenir le bonheur et les causes du bonheur
-puissent tous les êtres s'affranchir de la souffrance et des causes de la souffrance,
-puissent tous les êtres ne jamais être séparés de la félicité supreme exempte de toute souffrance
-puissent tous les êtres demeurer dans l'équanimité, sans attachement pour ce qui est agréable ni haine pour ce qui est désagréable (les 4 pensées illimitées de l'Amour incommensurable )

OM MANI PADME HUM
Puisse le joyau du lotus s'épanouir dans tous nos coeurs"